ATP guide une jeune diplômée à travers les créneaux commerciaux de l’Afrique de l’Ouest

Quand  Elorm Goh a obtenu son diplôme en sociologie de l’Université du Ghana en 2006, personne ne pensait qu’elle chercherait un travail dans l’industrie agricole et encore moins dans le commerce international. Il est rare en effet que les nouveaux diplômés universitaires se tournent vers l’agriculture pensant que c’est une industrie en plein essor. Et pourtant, les visites récentes qu’Elorm a faites sur les grands marchés d’Accra au Ghana ont éveillé son intérêt dans l’industrie et elle s’est rapidement jointe à l’Organisation des producteurs et négociants agricoles du Ghana (GAPTO) espérant pouvoir démarrer sa propre affaire.

Finding Value in Maize: ATP helps young graduate find opportunities in West Africa trade

A titre à présent de représentante de GAPTO, Elorm a assisté à l’atelier ATP de validation et évaluation de la chaîne de valeurs du maÑ—s, tenu en novembre 2008, découvrant rapidement la valeur du commerce. L’atelier avait permis de réunir plus de 50 participants de la filière maÑ—s, venant du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali et du Niger. Il se penchait sur la manière de lever les contraintes et barrières entravant le commerce en Afrique de l’Ouest.

Le commerce entre les pays africains a piétiné jusqu’à présent par faute de liens entre les acheteurs et les investisseurs. L’atelier qui avait réuni producteurs et acquéreurs a donc permis aux parties prenantes comme Elorm de prendre un rôle actif dans le commerce international du maÑ—s. Après l’atelier, Elorm a affermi ses contacts en visitant Techiman et Ejura, zones de production du maÑ—s au Ghana, et Ouagadougou (Burkina Faso), l’un des importateurs nets de maÑ—s du Ghana en Afrique de l’Ouest. Le maÑ—s, aliment de base en Afrique de l’Ouest entre pour une grande part dans la sécurité alimentaire. Sa production tant comme produit de subsistance que culture commerciale a augmenté ses dernières années pour répondre aux demandes croissantes des industries ainsi que des consommateurs de la région.

"Certes nouvelle dans le commerce, c’était devenu facile pour moi grâce à tout ce que j’avais appris lors de l’atelier ATP," nous dit-elle. Elorm n’a  pas chômé. Elle a déjà organisé et fourni 750 tonnes de mais d’une valeur brute de 225 000 $ à une société de transformation du maÑ—s au Burkina Faso. Déterminée à s’imposer dans l’industrie du maÑ—s, tant sur le plan local qu’à échelle internationale, Elorm a loué un dépôt à Abissi, ville située dans la zone de production du mais au Ghana et a ouvert un bureau a Accra dans le but de fournir au moins 2000 tonnes aux acheteurs internationaux d’ici la fin de 2009.

"Lorsque je dis à mes collègues que j’achète et que je vends du mais, ils ont l’air surpris car, pour eux, une universitaire ne se lance pas dans ce type d’affaires. Mais pour moi, l’industrie compte un bon potentiel de croissance et de valeur pour ses intervenants."  nous fait-elle savoir.